Les chrétiens dans le Pays du Jamais - David Porter - 23 avril 2026

 

En 1953, l’équipe de Walt Disney donnait vie à Peter Pan, le dessin animé magique tiré du personnage de roman de J. M. Barrie. Ce garçon qui refuse de grandir vit dans ce que tout le monde connaît comme le Pays Imaginaire. Mais en anglais, le nom original de cette contrée magique est Neverland. Littéralement, en français, ça se traduirait par : le Pays du Jamais. 

Le Pays du Jamais est une île de rêves. Il est devenu une métaphore de l’évasion, de la jeunesse éternelle et du refus d’affronter la réalité de la vie adulte. Si quelqu’un te traite de Peter Pan avec un sourire narquois, cela veut dire qu’il pense que tu vis sur un nuage et pas dans la réalité.

 

 

Le Pays du Jamais, Jamais, Jamais

 

Cela risque donc de t’agacer un peu si je dis que les chrétiens vivent dans le Pays du Jamais, Jamais, Jamais. Mais ma définition est quelque peu différente de la traditionnelle.

Regarde cette traduction de la version anglaise 'Amplified Classic' d’Hébreux 13:5b, 6 qui souligne que Dieu ne nous laissera jamais seuls dans les moments difficiles : « … Car Dieu Lui-même a dit : Je ne vous délaisserai pas et je ne vous abandonnerai pas. Jamais, Jamais, jamais Je ne vous laisserai sans aide, ne vous rejetterai ou ne vous laisserai tomber de ma main ! Jamais !

« Nous en tirons réconfort et encouragement et pouvons dire avec assurance : le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien (je n’aurai pas peur, ne serai pas saisi par la terreur). Que peut me faire un homme ? »

Cette Amplified version est un peu plus compliquée que la plupart des versions car elle creuse le sens des mots afin de se rapprocher de leur sens profond.

Le texte grec original pourrait être traduit comme cela : « Je ne ne te délaisserai pas pas et je ne ne t’abandonnerai pas pas. » Evidemment, en français, ça ne veut pas dire grand-chose, mais en grec, cela renforce l’idée de cette négation.

Si je voulais le traduire en langage courant, ça donnerait quelque chose comme ça : « Eh, mon gars, il n’y a aucune chance, jamais, que Dieu te laisse tomber. Ça n’arrivera pas. »

 

  

Sa bonté en prison ?

 

Cette semaine, j’ai lu quelque chose dans la Bible qui m’a arrêté net : « L'Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté » (Genèse 39).

Il a fait preuve de bonté envers lui en prison ? Est-ce que faire preuve de bonté envers lui n’aurait pas été de l’empêcher d’aller en prison ? Ce gars n’avait rien fait de mal. De la bonté ? C’est un peu comme Gédéon qui a regardé l’ennemi arriver et dit : « …si l'Éternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent … » (Juges 6 :13). (Hum, il est possible que j’ai moi-même pensé quelque chose de ce genre-là une fois ou deux.)

De la bonté ? Eh bien, que ce serait-il passé si Joseph avait pu échapper à l’esclavage et retourner à la maison ? Il y aurait eu une véritable explosion dans la famille de Jacob quand le vieil homme aurait découvert le mensonge de ses fils et leur acte odieux.

Pire encore, quand la famine prophétisée par Joseph aurait frappé cette partie du monde, ils n’auraient pas été prêts. Des milliers, peut-être des centaines de milliers, de personnes seraient mortes de faim, y compris sans doute toute la famille de Joseph, et Joseph lui-même.

Parfois, nous interprétons la souffrance comme étant une infidélité de Dieu, mais Il ne sera Jamais, Jamais, Jamais infidèle envers ceux qui L’aiment. Il a promis de faire concourir toutes choses à notre bien. Toutes choses.

La foi transforme nos moments difficiles en parties de Son plan puissant pour notre vie qui s’intègre dans le plan qu’Il a pour Son peuple. Avoir été jeté en prison a idéalement positionné Joseph pour qu’il puisse parler au Pharaon le moment venu. Et son conseil a épargné la vie de milliers de personnes.

 

 

Il manque une chose

 

Mais une chose était indispensable. Ceux qui en sont dépourvus portent leur prison avec eux. Cette chose, c’est une attitude pleine de foi. Quand Joseph était un esclave, il a travaillé de son mieux pour être le meilleur esclave possible. Quand il a été prisonnier, il a été le meilleur prisonnier parce que son attitude reflétait sa foi qui refusait d’arrêter de brûler en lui.

Alors, dis-moi un peu, « Joseph. » Comment ça se passe pour toi dans les moments difficiles ? Dieu ne peut pas faire ce qu’Il aimerait faire pour toi si ton attitude n’est pas bonne.

Mais une prison, c’est le Pays du Jamais, Jamais, Jamais pour un chrétien qui aime le Seigneur, qui garde les yeux tournés vers Lui et qui fait de son mieux là où il se trouve.

Dieu a promis de faire concourir toutes choses au bien de ceux qui L’aiment et qui sont appelés selon Son plan. Mais si nous avons une attitude de « pourquoi moi », je me demande si l’Esprit peut faire ce qu’Il veut en nous et à travers nous.

Il est là, mais nous sommes trop occupés à bouder pour Le laisser travailler en nous. La réponse peut mettre du temps à arriver. Cela a mis environ treize ans pour Joseph. Mais il avait l'attitude qui permet à Dieu de faire ce qu’Il veut en nous et à travers nous.

 

Mon papa en "prison"

Mon père avait 72 ans quand il a été hospitalisé. Je n’étais pas présent quand le docteur lui a annoncé qu’il avait un cancer du côlon. Je l’ai appelé plus tard : « Comment ça va, papa ? »

Papa était dans une chambre qu’il partageait avec d’autres malades à l’hôpital des vétérans. Il m’a répondu : “Eh bien, ça a été difficile au début, et puis je suis allé dans la salle de bain et j’ai parlé avec Dieu. Maintenant, ça va mieux. »

Il y a eu des moments difficiles, mais il a vécu encore cinq ans. Il a dû porter une poche pendant tout ce temps. Mais il n’a jamais abandonné et il a gardé son attitude de foi.

Et, pendant tout ce temps, Dieu ne l’a jamais, jamais, jamais abandonné.

Il ne t’abandonnera pas non plus. Jamais !

 

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Ils l'ont dit...

Reid Wiseman, astronaute et commandant de la mission Artemis II, a déclaré : « Je ne suis pas vraiment une personne croyante, mais il n'y avait tout simplement aucun autre moyen pour moi d'expliquer quoi que ce soit ou de vivre une telle expérience. J'ai donc demandé à l'aumônier du navire de la Marine de venir nous voir un instant. Et lorsque cet homme est entré — je ne l'avais jamais rencontré de ma vie auparavant — j'ai aperçu la croix sur son col et j'ai fondu en larmes. »

« Il est très difficile de saisir pleinement ce que nous venons de traverser », a-t-il ajouté. « Nous n'avons pas encore eu ce temps de réflexion. Je me fonde donc sur ce que nous avons vu. Et lorsque le Soleil s'est éclipsé derrière la Lune, je crois que nous quatre... Je me suis tourné vers Victor [Glover] et je lui ai dit : "Je ne pense pas que l'humanité ait évolué au point d'être capable de comprendre ce que nous avons sous les yeux en ce moment même, tant c'était d'un autre monde. »

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