Est-ce que quelqu’un a déjà réussi à te faire dire « oui » alors que tu avais clairement envie de dire « non » ?
« Chéri, tu veux bien m’accompagner chez maman aujourd’hui ? » demande-t-elle gentiment alors que ses yeux te disent sans la moindre ambiguïté : « Si tu dis non, tu vas le payer cher ! »
Ou alors, c’est presque l’heure de rentrer chez toi, tu t’imagines déjà dans ta maison, les pieds posés sur ton pouf préféré, à siroter un Cola sans sucre tout en avalant des chips pour oublier ton boulot jusqu’au lendemain matin. Et ton patron entre et te dit avec sérieux : « Eh, ce truc vient de nous tomber dessus et nous avons besoin de quelqu’un pour s’en occuper. Tu peux le faire ? Ça va seulement te prendre deux heures. »
L’inflexion de sa voix te fais penser que c’est une question, mais tu connais assez ton patron pour savoir que répondre « non » aurait des conséquences fâcheuses. Mais comme il est difficile de répondre « oui » !
Dire « oui » à Dieu
La plupart du temps, quand je sens que Dieu me parle ou que je lis une promesse dans Sa Parole, je pépie comme une petite mésange : « Oui Seigneur, je serai heureux de le faire. » La plupart du temps.
Mais, parfois, je grommelle et pense : « Seigneur, que quelqu’un d’autre s’en charge. N’ai-je pas déjà fait assez ? »
Bon, arrêtons-nous une minute. J’ai entendu deux illustrations dans des sermons qui parlent de ça. L’une des deux disait : « Quand Dieu commence à toucher notre cœur, nous devrions répondre : ‘La réponse est oui, Seigneur. Quelle est Ta question ?’ »
Ça sonne bien, hein ? Et que penses-tu de celle-là ?
Tu donnes à Dieu un chèque en blanc avec juste ta signature tout en bas et tu dis : « Remplis le comme Tu veux, Seigneur. »
C’est comme ça que j’aimerais régir. Un chèque et un « oui » pour toute ma vie. « Tu n’as même pas à demander, Seigneur. Dis-moi simplement quoi faire et je le ferai. »
Ça serait bien si nous pouvions garder cet engagement dans notre cœur mais, parfois, nous sommes confrontés à des batailles ou même à des ordres de la part du Seigneur auxquels nous ne nous attendions pas. Nous oublions ce chèque en blanc avec notre signature.
Quelqu’un a dit : « Le problème avec la vie de sacrifice, c’est qu’elle ne cesse de ramper loin de l’autel. »
Je dois confesser qu’il y a eu des moments où j’ai dégluti péniblement, où je me suis tortillé et où j’ai prié comme un fou quand Dieu me demandait de faire quelque chose. Même si je sais qu’Il m’a donné un chèque pour des bénédictions abondantes et éternelles, j’ai du mal à Le laisser remplir vraiment comme Il veut ce chèque signé.
Et c’est normal. Même le Seigneur a lutté quand Il souffrait dans la prière au Jardin de Gethsémané. Jésus était venu sur Terre pour ce moment et, pourtant, Sa sueur est devenue des grumeaux de sang alors qu’Il luttait dans la prière et criait : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Marc 14 :36).
Ce qu’on gagne à signer ce chèque à chaque fois
Ça serait bien de pouvoir tout abandonner au Seigneur une fois pour toute, mais notre nature humaine rend cela difficile. C’est un choix, chaque jour. Nous vivons des moments de passion spirituelle, mais nous tombons aussi parfois sur un lit spirituel, prêt à défier quiconque oserait nous demander de bouger. Les deux livres des Rois, dans la Bible, nous parlent de rois qui ont commencé leur règne consumés par un zèle pour Dieu et qui ont fini complètement brûlés par la tentation.
En feu pour Dieu, puis réduit en cendres.
A chaque fois que je « signe ce chèque » que Dieu a déjà rempli, à chaque fois que je déglutis péniblement et dis d’une petite voix : « Oui, Seigneur », je renouvelle mon alliance. Je l’ai fait au début de ma vie avec Lui et je le fais encore aujourd’hui. « Pour le meilleur ou pour le pire, dans la richesse ou dans la pauvreté, dans la santé ou la maladie… jusqu’à ce que la mort nous unisse pour l’éternité. »
A chaque fois qu’Il me demande, je veux signer ce chèque, quel qu’en soit le montant.
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D’autres voix
Voici le commentaire de Matthew Henry sur Romains 4 :17-22 : « Ce que Jésus nous demande plus que toute autre chose, c’est d’avoir une grande foi : Dieu honore la foi, la grande foi, parce que la foi, la grande foi, honore Dieu. »
