Le caillou dans la chaussure - Taches de Café - David Porter - 20 mai 2026

 

Est-ce que ça te rapproche de Dieu ou t’éloigne de Lui ?

 

Quand mes enfants étaient petits – Steve et Charles – ils aimaient énormément aller à la ferme des Davis. Les Davis étaient une des familles de l’église et ces deux-là n’attendaient qu’une chose : sortir de la ville et « aider » frère Davis avec ses vaches. Je mets le mot aider entre guillemets, bien sûr, sachant qu’ils avaient cinq et six ans à l’époque.

 

Et les petits-déjeuners campagnards de Sœur Davis auraient pu mettre toutes les boulangeries du coin sur la paille. Je dois confesser que j’attendais avec impatience l’opportunité de les emmener tôt le matin pour que Sœur Davis m’invite à prendre le petit-déjeuner.

 

Ces gens à la vie simple sont devenus comme des grands-parents pour nos garçons (tout comme Sœur Edwards l’est devenue pour notre fille, Christi). Frère Davis et son épouse demandaient parfois aux garçons : “C’est le garçon de qui, ça ? » Steve était celui de sœur Davis et Charles, celui de Frère Davis. Et chacun des garçons profitait à fond de sa position.

 

Charles a même utilisé ce truc quand Frère Davis n’était pas dans le coin, en déclarant qu’il était mon garçon. « Papa, aide ton garçon. Papa, va chercher ça pour ton garçon. Etc. Etc. 

 

Le bambin a utilisé à fond sa position « d’enfant roi » jusqu’au jour où j’ai parlé à Frère Davis alors que Charles était présent. « C’est le garçon de qui, ça ?” a demandé le vieux fermier, en sachant très bien que Charles avait essayé de nous faire marcher tous les deux avec ce truc de « c’est mon garçon, ça. »

 

Le petit gars est resté sans voix parce qu’il ne voulait pas perdre ses privilèges avec l’un ou l’autre. 

 

 

Es-tu le garçon ou la fille de Dieu ?

 

Je crois que nous sommes tous heureux de lire dans la Parole de Dieu que nous sommes « son garçon » (ou « sa fille »). « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes.” (1 Jean 3:1).

 

Hé, c’est un sacré privilège, ça, n’est-ce pas ? Mais qu’est-ce que tu fais quand Dieu ne se montre pas pour aider « son garçon » ou « sa fille » quand tu trouves qu’Il devrait ?

 

Où es-Tu, Seigneur ?

 

La vie étant ce qu’elle est, nous nous retrouvons parfois dans des situations que nous n’aimons pas, ou nous avons des rêves qui ne se réalisent pas. Nous souffrons.

 

La maladie, la perte d’un travail, des mensonges racontés à notre sujet, des échecs, des relations brisées, des erreurs de notre part, etc., etc. Et nous souffrons. Comment réagissons nous quand il semble que Dieu ne se montre pas pour Son enfant ? Toi, tu interviendrais pour ton enfant, pas vrai ?

 

Si Dieu peut faire quelque chose, pourquoi ne le fait-Il pas ? « Seigneur, tu aurais pu faire en sorte que cela n’arrive pas. Seigneur, tu peux me sortir de cette situation. Dépêche Toi ! Ne suis-je plus Ta fille ? Suis-je encore Ton enfant ?”

 

Parfois, le “garçons de Dieu » dit en pleurant : « Pourquoi moi ? »

 

Que faire ?

 

La question n’est pas : est-ce que nous allons connaître des jours comme cela ? La question, c’est : qu’est-ce que nous allons faire quand ça va nous arriver ?

 

Certains se détournent. Quel est l’intérêt de servir Dieu s’Il n’est pas là quand on a besoin de Lui ? Ou, si tu es comme Adam et Eve quand ils ont pêché, tu vas t’enfuir et te cacher. Comme il est idiot de croire qu’on peut se cacher de Celui qui voit et sait tout.

 

Nous pouvons souffrir et nous pouvons bouder et nous pouvons être en colère contre Dieu, mais l’endroit où nous devrions nous rendre quand ces questions nous déchirent, c’est dans la présence de Dieu.

 

J’ai entendu un pasteur raconter l’histoire d’un jour où il a essayé de donner une fessée à son fils. Quand le petit garçon a compris que le Jour du Jugement était arrivé, plutôt que de s’enfuir, il a couru vers son père et a serré ses jambes de toutes ses forces.

 

Son père a avoué qu’il n’était déjà pas facile de donner la fessée à son petit gars alors qu’il était accroché à ses jambes, mais surtout, que son cœur avait été touché par l’enfant et que la fessée avait probablement été beaucoup moins forte que si l’enfant s’était enfui en courant.

 

Les questions sont là et j’aimerais pouvoir vous épargner la souffrance… j’aimerais pouvoir m’épargner cette souffrance. Récemment, j’ai lutté dans la prière pour quelqu’un que j’aime et qui traverse une dure épreuve. Dieu a donné une conclusion heureuse à nos prières. J’étais content, mais j’aurais quand même continué à aimer le Seigneur et à lui faire confiance, même si le résultat avait été différent.

 

Il a promis de faire concourir TOUTES choses au bien de ceux qui L’aiment et qui sont appelés selon Ses plans. Ma foi n’est pas basée sur ma compréhension de la situation, mais sur la connaissance que j’ai de Dieu. Ma confiance en Lui est basée sur une relation, pas sur une émotion.

 

Le résultat ?

 

Pour ceux qui se détournent… un naufrage spirituel.

 

Pour ceux qui vont à Lui, même si la souffrance leur pèse pendant un temps… la force. Et nous finissons la plupart du temps par voir la délivrance de Dieu ou par recevoir Son assurance et Sa force.

 

« Chantez à l'Éternel, vous qui l'aimez, Célébrez par vos louanges sa sainteté ! Car sa colère dure un instant, Mais sa grâce toute la vie ; Le soir arrivent les pleurs, Et le matin l'allégresse. (Psaumes 30 :4-6)

 

Attends la. Cherche la.