Ce Dimanche matin, ce bon vieux Davie est allé au culte, a levé les mains et a essayé de chanter plus fort que l’équipe de louange. Pour être exact, son chant ressemblait plus à des braiements et n’était pas toujours juste, mais hé ! « Poussez des cris de joie » etc.
Ses « amen ! » ont ébranlé les chaises.
Mais après la réunion, alors que sa femme et lui étaient en route vers le restaurant, ses sourires se sont transformés en critiques de la réunion : le message du pasteur était trop long, un peu dans l’erreur d’un point de vue théologique et ne correspondait pas à ce dont ils avaient besoin. Il aurait dû être davantage rempli de vie, etc.
Au restaurant, il a été désagréable avec la serveuse parce qu’elle était trop lente et ne souriait pas assez. Il a commenté la mauvaise qualité du service à sa femme juste assez fort pour que la pauvre dame puisse l’entendre.
(Il ne savait pas qu’elle était complètement découragée. Son mari venait de la quitter et elle ne pouvait pas payer le loyer, ce mois-ci. Comment allait-elle bien pouvoir acheter des vêtements pour les enfants pour la nouvelle année scolaire, puisque les autres étaient maintenant trop courts ? Et les enfants étaient vraiment difficiles à tenir, depuis que leur père était parti.)
Mais le vieux Davie ne savait pas tout cela. Il savait juste qu’il avait faim et qu’elle n’était pas assez rapide à son goût.
Un as en matière de doctrine
Si tu avais fait passer à Davie un test sur la doctrine, il aurait eu la meilleure note de l’église. Il connait sa Bible. Enfin, il sait ce qu’elle dit. Mais il n’est pas tout à fait aussi bon lorsqu’il s’agit de mettre en pratique ce qu’elle dit.
Sa doctrine ne le rend pas plus agréable, juste plus intelligent. Et quel est l’intérêt de savoir quand on ne met pas en pratique ? Quand la vérité de Dieu rencontre un cœur obéissant, cela crie la gloire de Dieu. Mais une doctrine qui n’est pas mise en pratique, qui sait seulement comment critiquer et rabaisser les autres, c’est pitoyable.
Une doctrine pauvre ou une doctrine mal mise en pratique?
Cette vérité m’a frappé alors que je pensais à l’une des histoires les plus connues de la Bible – le Bon Samaritain.
Tu la connais certainement. Un homme se fait voler, battre et laisser pour mort sur le côté de la route. Un sacrificateur passe, le voit, s’écarte et poursuit son chemin. Un lévite, un autre homme religieux, passe également sur la pointe des pieds.
Et puis, un de ces Samaritains méprisés passe par là, le voit, panse ses plaies et s’assure qu’on prenne soin de lui. Cela lui coûte de l’argent et du temps. C’était probablement un homme d’affaire et le temps, c’est de l’argent, non ?
Ce qui m’a frappé, c’est de réaliser que, parmi les trois personnes qui ont vu le voyageur à moitié mort, le Samaritain avait certainement la moins bonne doctrine. Ces gens croyaient en notre Dieu, le Dieu d’Israël, mais ils avaient quelques idées discutables.
Leurs théologiens haïssaient les Juifs et les Juifs les haïssaient. Pourtant, leurs croyances n’étaient pas si éloignées les unes des autres.
J’aurais aimé voir le sacrificateur ou le Lévite prendre soin du gars qui souffrait, parce qu’ils auraient sans l’ombre d’un doute remporté un test doctrinal. Même Jésus l’a dit. Il a dit à une femme samaritaine près du puits :
« Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 :22-24).
Pourtant, le peu que connaissait l’homme d’affaire samaritain a davantage aidé l’homme blessé que la doctrine morte des deux autres. Je ne dis pas cela pour justifier le fait d’avoir peu de connaissances doctrinales, mais pour pousser chacun de nous à examiner notre vie afin de voir si nous vivons à la hauteur de ce que nous croyons.
“Seigneur, s’il te plait, fais que ma doctrine puisse faire une différence dans la façon dont je vis ma vie. Aide-moi à Te glorifier en vivant ce que je crois. »
