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Les début de l'Assemblée

UN RÉVEIL A MONTAUBAN

 

        En octobre 1949, M. Scott m’écrivit d’aller chercher une salle à Montauban. Je lui répondis qu’il aurait été plus facile d’y aller depuis Toulouse que depuis Agen, mais il insista : dans son esprit, c’était nous qui, décidément, devions y aller. Pour nous décider, il nous promit de venir nous aider pendant une quinzaine de jours. Il était alors à Perpignan.

 

L'offensive

 

        Avec notre fils Jack, le plus jeune, nous allâmes à Montauban à la recherche d'une salle, Après des heures de recherche on nous indiqua le café de l'Univers : il y avait un local au premier étage dont l'entrée n'était pas dans la même rue que le café, Ainsi on pouvait y accéder de façon plus discrète,,, On trouva aussi une chambre dans un petit hôtel, aux environs, pour M. et Mme Scott, Aussitôt informés des ces dispositions, ils nous envoyèrent les prospectus pour la première réunion et ils furent distribués par Jack et moi-même. 

        Ainsi commencèrent à Montauban les premières réunions qui devaient être richement bénies. Les premiers jours, ma femme et moi rentrions à Agen après les réunions mais bientôt une brave femme, Mme Auduit, qui vivait seule, nous offrit de venir coucher chez elle, boulevard Alsace-Lorraine, Elle nous laissait son unique chambre et s'installait dans un lit de fortune à la cuisine ! Son dévouement nous touchait, Chaque matin nous retrouvions les Scott dans leur chambre d'hôtel pour des moments bénis de communion, priant et préparant les réunions, Nous passions aussi du temps à souligner les versets parlant de guérison divine, dans les Évangiles que nous distribuions ensuite largement.

 

        Lorsque les Scott furent partis, nous venions chaque lundi matin avec le train et nous ne repartions que le mercredi matin car nous avions le lundi et le mardi 2 réunions à 15 heures et 20 heures 30, Bientôt la salle contenant 200 personnes fut toujours remplies, on ne trouvait plus assez de chaises.

 


       

    Dès le printemps 1950, alors qu'il n'y avait encore aucun baptisé, j'annonçai au cours d'une réunion qu'il y aurait des baptêmes à Agen. Sans rien me dire, ils s'organisèrent et j'eus donc la surprise de voir arriver deux cars remplis de Montalbanais, L'après-midi tout le monde se retrouva au bord de la Garonne pour le service de baptêmes : ce fut vraiment une réunion que je ne suis pas prêt d'oublier ! Un autre jour, ils nous invitèrent pour une journée champêtre, il vint aussi ds chrétiens de Toulouse et d'Albi accompagnés de quelques pasteurs dont Henri Grisel et Marcel Roux. Ce fut encore une belle journée de témoignages et de prédication de la parole de Dieu.

 

        Dès les débuts de l’œuvre de Montauban, je remarquai un homme qui me parut très sérieux. C'était M,Sirac, un gendarme en retraite. Avec son épouse ils étaient très fidèles aux réunions. Je lui confiait donc la clé du tronc et le cahier des comptes, ainsi avec mon épouse nous étions tranquilles à ce sujet. Beaucoup de malades venaient à l'imposition des mains et nous priions pour eux comme M.Scott nous l'avait enseigné.

Des locaux pour l'Assemblée naissante

 

        J'avais annoncé que nous cherchions un local à louer et une personne nous en signala un boulevard Garrisson. C'était un ancien relais de voitures à chevaux. La personne qui l'avait loué avant nous ne pouvait pas s'en servir car ses camions ne pouvaient y entrer. Je n'eus à donner pour le pas de porte qu'une somme raisonnable après quoi je fis modifier le bail avec un projet d'achat. Le sol, en terre, était tout troué par les pattes des chevaux, l'aménagement risquait d'être difficiles. Mais M.Sirac prit la direction des travaux, auxquels participèrent une vingtaine d'hommes, certes fidèles aux réunions, mais pas encore bien convertis... (ils avaient simplement étés guéris). Ils se mirent au travail, le sol fut égalisé et on pensa qu'il serait mieux de poser un plancher de bois. Un entrepreneur charpentier, qui avait été guéri par le Seigneur, envoya ses ouvriers qui placèrent le plancher gratuitement. Il fallut faire le plafond, poser les fenêtres, installer l'électricité. Chaque lundi quand nous allions à Montauban nous constations que les travaux avançaient rapidement. Nous installâmes aussi un baptistère sous l'estrade. 


        Les premiers baptêmes se firent cependant à Toulouse : ils étaient plus d'une vingtaine. Il fallut donc commencer à faire un culte le dimanche. C'est ce qui fut établi, à partir de l'inauguration de notre local. André Crestian venait parfois pour assurer ce culte et un autre frère nous aidait car avec Villeneuve-sur-Lot, cela faisait maintenant 3 cultes à assurer chaque dimanche.

 

        Le dimanche et le lundi nous étions donc à Montauban où nous faisions 2 réunions par jour, et nous allions toujours coucher chez Mme Auduit qui fut, elle aussi, baptisée. Puis le mardi nous retournions à Agen pour la réunion de prière et le mercredi les 2 réunions d'évangélisation. Quant au jeudi nous étions à Villeneuve, le vendredi encore à Agen (chaque fois pour 2 réunions). Nous n'avions que le samedi pour nous reposer un peu, tout en faisant quand même quelques visites...

        Au début de 1950, ma femme était très malade. Elle avait un fibrome et perdait son sang. C’était pour moi un dur problème car je priais pour les malades qui étaient guéris et ma femme ne l’était pas. Nous avons attendu dans la prière mais finalement elle dût être opérée. Grâce à Dieu elle fut vite rétablie, nous étions biens soutenus dans la prière par les chrétiens.

        Le jour de l’opération, des chrétiens de Villeneuve m’amenèrent une dame qui souffrait elle aussi d’un fibrome ; elle ne voulait pas être opérée car elle avait peur que ce soit un cancer. J’ai prié pour elle en lui imposant les mains et quelques temps plus tard, j’ai appris qu’elle était entièrement guérie. Plusieurs années passèrent et nous la revîmes à Marmande, elle vint nous confirmer son entière guérison. Les plans de Dieu sont parfaits, il fait ce qu’il veut.

 


        Un jour ma femme me dit : « Si Dieu a permis que je sois opérée c’est afin que l’on sache que tu n’es pas un guérisseur ». Je pense qu’elle avait raison. En effet, lorsque nous allions faire des visites soit à Agen, soit à Montauban, les gens disaient : « Tiens, voilà le guérisseur ! ». Ainsi l’opération de mon épouse fut le témoignage que ce n’étais pas moi qui guérissais mais que c’était le Seigneur. Il est Souverain et fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment. Et nous le louâmes pour sa sagesse.


        A Montauban ce fut un vrai Réveil. Dès que nous avons commencé les cultes nous eûmes plus de 100 personnes dont une vingtaine de baptisés. Dès le premier culte, il y eut des manifestations du Saint-Esprit. Pendant la prédication, Il descendit sur plusieurs personnes qui se mirent à parler en langues. Tout le monde était bouleversé et à la fin certains demandèrent le baptême. Il y eut donc des baptêmes à la salle, mais aussi dans la Garonne, à Grenade, entre Toulouse et Montauban, auxquels l’Assemblée de Toulouse participa avec son pasteur Marcel Roux.

La nécessité se faisait maintenant sentir de nous installer à Montauban. Quand la décision fut prise nous eûmes une réunion avec toute l’Assemblée d’Agen pour que chacun soit bien informé des raisons de notre départ et de la suite à donner à l’œuvre. Je leur présentai le cahier des comptes et le registre où étaient inscrits tous les membres baptisés. Ils furent étonnés en voyant le montant des entrées et des sorties pour les frais, se demandant comment nous avions vécu avec si peu d’argent. Nous vivions par la foi, sans jamais rien demander à personne sinon au Seigneur, qui a toujours pourvu fidèlement à nos besoins. Parfois, nous avions peu pour vivre mais finalement nous avions suffisamment. A Dieu soit la gloire !

Mais les chrétiens, les frères en particulier décidèrent de nous assurer désormais un salaire minimum, mais viable. J’ai déjà dit que notre logement était payé par le frère Crestian. Nous fûmes heureux de cette décision car, comme nous devions partir, il était bien que notre remplaçant eût un salaire.


        Quant à nous, on nous trouva un appartement à Montauban, au faubourg Lacapelle et, vers la fin de 1950, nous partions nous y installer, tandis que le pasteur Clary venait nous remplacer à Agen, avec sa famille.

        André Crestian qui faisait toujours un bon travail à Villeneuve-sur-Lot fut désigné par les pasteurs réunis en Convention pour s’occuper tout à fait de cette œuvre. Bientôt le local qu’il avait loué fut acheté et agrandi merveilleusement. Dieu bénissait visiblement le ministère de notre frère.

     Enfin nous voici installés à Montauban où l’Assemblée continuait à grandir et, vers la fin de 1950, dépassait la centaine de membres. Un dimanche tout le monde se déplaça en autocar à Albi pour une journée bénie et édifiante pour tous.

    Je me souviens d’un rassemblement mémorable où des chrétiens de trois Assemblées (Toulouse, Agen-Villeneuve et Montauban) se réunirent au bord de l’Aveyron, tout près de Montauban pour assister aux baptêmes de 17 personnes, dont une vingtaine de Montalbanais. Le pasteur Marcel Roux me dit : « Tu les baptises tous, moi je ferai chanter ». Ce fut une journée inoubliable.


        Mais bientôt une épreuve vint nous attrister tous. Notre frère M.Sirac fut gravement malade. Les frères de l’Assemblée se remplaçaient pour passer la nuit à son chevet afin que sa femme puisse se reposer. Malgré les soins et les prières de tous, il partit près du Seigneur et ce fut notre premier ensevelissement à Montauban. Il vint une délégation de la gendarmerie. Tous les membres de l’Assemblée étaient là ainsi qu’une foule de Montalbanais. Quelqu’un dit, dans la foule : « Tiens, c’est le guérisseur qui conduit le deuil ! » Mais grande fut la surprise de tous quand l’Assemblée se mit à chanter le cantique que le frère lui-même avait choisi, puis en entendant la prédication et l’appel fait à tous d’imiter ce frère Sirac en se donnant à Jésus-Christ. Ce fut, finalement, un merveilleux témoignage, démontrant que non seulement je n’étais pas un guérisseur, mais aussi que nous n’étions pas des Témoins de Jéhovah comme certains le disaient…

Guérison miraculeuses

 

        Je l’ai déjà dit, nus avons eu à Montauban beaucoup de guérisons. Je me souviens en particulier de quatre personnes (dont M.Baron et Mme Bouisset) qui étaient tous tuberculeux et pensionnés pour incapacité de travail : ils furent tous les quatre entièrement guéris et c’est M.Baron qui installa l’électricité de la salle. M.Armand Marty, malade, porte-drapeau communiste et secrétaire de mairie, fut un soir touché par le Seigneur. Il se jeta à genoux devant tous, demandant pardon à Dieu et fut guérit ! Sauvé par Jésus-Christ, il devint un réel témoin du Sauveur.

        Une pauvre femme qui arriva un soir à la réunion en marchant péniblement malgré ses deux cannes fut guérie instantanément et repartit sans cannes en louant Dieu. Une certaine Mme Roux fut guérie du cœur et d’un bras qui se paralysait.


Elle se convertit et me demanda un jour, d’aller prier pour un ami de son mari, M.Richard, qui était mécanicien. Il souffrait de rhumatismes déformants et depuis quelques jours se trouvait comme paralysé. J’allai chez lui, toujours accompagné de ma femme et, après la lecture de l’Evangile, je lui demandai s’il voulait croire en Jésus. Comme il acceptait que nous priions pour lui, nous avons imposé les mains au nom de Jésus. Après notre départ il dit à sa femme : « Je suis guéri ! » Et il se leva, en effet, entièrement guéri et reprit son travail. Sa femme et lui se convertirent peu après et furent employés par le Seigneur pour nous mettre en relation avec un jeune prêtre qui, au bout d’un certain temps, se convertit lui aussi en lisant, tout simplement le Nouveau testament. Il partit à Marseille où il avait trouvé du travail et quitta la soutane et la prêtrise. Il se maria et rendit un beau témoignage à la gloire du Seigneur le jour de son baptême par le pasteur Robert Burki.

        Cela me fait penser à un autre prêtre qui était venu un jour à une réunion de prière. Tous les chrétiens étaient à genoux et priaient. Il écoutait toutes ces prières et son cœur était ému, il pleurait. A la fin, il me demanda comment nous faisions pour apprendre ces « belles prières ». Mais je lui expliquais que seul leur cœur, rempli du Saint-Esprit, s’exprimait ainsi, librement. Je ne sais pas ce que cet homme est devenu.

 

        Un camarade de notre fils Jack, qui se prénommait Robert resta un beau jour paralysé sur son lit, Incapable de remuer. Plusieurs médecins, venus à son chevet, ne purent comprendre ce qu’il avait. Mais un jour le Seigneur nous révéla qu’il était lié par une puissance des ténèbres. Alors je chassai ce mauvais esprit au nom de Jésus et soudain, dans un sursaut formidable, le démon sortit et Robert fut délivré. Il se mit à marcher, il était guéri. Alléluia !


Il y eut beaucoup d’autres témoignages magnifiques, mais voici encore un fait que je dois décrire. Une jeune fille chrétienne hollandaise était venue en France au pair dans une famille protestante, pour apprendre le français. Elle s’appelait Ans Van Ameron. Elle n’était pas satisfaite par les offices religieux qu’elle fréquentait et cherchait à rejoindre une Assemblée évangélique. La première personne à qui elle demanda ce renseignement était une chrétienne de notre Assemblée qui, bien-sûr, non seulement lui donna l’adresse, mais l’amena à la réunion. Ce fut une joie pour elle de retrouver l’atmosphère des Eglises de Pentecôte qu’elle fréquentait dans son pays, bien que pas encore engagée avec le Seigneur. Elle fut baptisée dans la salle même de Montauban et nous parlâmes un jour de son jeune frère Herman, qui était là-bas, en Hollande, et qui avait reçu dans son cœur un appel pour servir le Seigneur. Mais les responsables de l’Eglise le trouvaient trop jeune et quand il sut que sa sœur était baptisée d’eau et du Saint-Esprit, il lui demanda si nous voudrions le recevoir en France pour bien apprendre notre langue, qu’il connaissait fort pu et pour se préparer au ministère.

        Je lui fis dire par sa sœur que s’il était prêt à vivre par la foi nous pourrions le recevoir mais que nous ne pourrions lui donner un salaire quelconque. Il accepta et arriva un jour. Certes, il ne parlait pas très bien le français mais il jouait du violon et du piano et la musique est un langage international ! Il pouvait donc se rendre utile tout de suite et finalement il devint un excellent serviteur de Dieu et se maria à Nice. Retourné dans son pays, il devint pour finir le Président des Assemblées de Dieu de Hollande.

 

        Quant à sa sœur Ans, elle désirait partir en mission et fit ses études d’infirmière et de sage-femme. Mais je lui disais que M.Vernaud, notre missionnaire au Gabon nous avait expliqué qu’en mission il valait mieux qu’elle soit mariée afin d’être écoutée et respectée par les africains. Comme elle insistait et que M. et Mme Vernaud avaient besoin, au Gabon, d’une sage-femme, ils la prirent avec eux. Plus tard elle devait épouser leur fils Jacques et ils travaillent depuis longtemps au Zaïre-Kinshasa où le Seigneur les bénit.


extrait de "Itinéraire d'un pionnier"

de Franck Pommier

Voici le récit de l'aventure incroyable des pionniers des Assemblées de Dieu, dont Franck Pommier fut une des figures les plus attachantes. 
Notre but est de rappeler qu'un jour, par la puissance du Saint­-Esprit et les actions miraculeuses de Sa grâce, Dieu a parlé à la France, même aux plus grands et parfois par les plus petits. 

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ADD Montauban 1957
ADD Montauban 1957